CIRCUIT ÉCLECTIQUE #08
Du mardi 8 au vendredi 11 mars
Des musiciens de jazz qui improvisent avec des danseurs possédés par le flux des images télévisuelles, des hologrammes sur les planches et des plasticiens qui créent des œuvres vivantes pulsant au rythme de la ville et de ses habitants : ne cherchez pas sur internet c’est au théâtre que cela se passe. La science-fiction ? ça devait être mardi dernier…
> L’exposition de Yro Yto est associée au Circuit Éclectique #08.
Théâtre
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De Richard Maxwell
Mardi 8 mars 20h et mercredi 9 mars 20h
Le jeune metteur en scène américain a demandé à des personnes d’écrire ce en quoi elles pouvaient croire… Il les a ensuite filmées en leur demandant de lire sur des moniteurs ce qu’elles avaient écrit tout en leur stipulant deux obligations : elles doivent être sincères et elles ont 5 minutes.
Le spectacle est donc une collection de vidéos sur la foi, portée sur scène en utilisant un vieux trucage de théâtre autrefois utilisé pour représenter le fantôme du père d’Hamlet, tout en donnant l’illusion du volume et de la transparence. Un procédé simple mais ensorcelant.
Richard Maxwell, avec sans doute une part de provocation, innove en prétendant faire du théâtre avec des vidéos. Inspiré par le célèbre livre de Naomi Klein No Logo, sa démarche altermondialiste questionne une problématique très contemporaine : celle de nos présences humaines dans un monde virtuel.
Danse et musique
LES SIGNES EXTÉRIEURS
Un concert dansé de et avec Mathilde Monnier et Louis Sclavis
Vendredi 11 mars 20h
Mathilde Monnier reprend le procédé utilisé pour des danseurs amateurs dans City Maquette, présenté la saison précédente au Théâtre de l’Agora, s’y soumettant elle-même.
Plusieurs prompteurs disposés sur le plateau font office de partitions visuelles. Y sont projeté des images issues de films, documentaires, émissions de télé, journaux de 20h, discours politiques… Musiciens et danseurs vont explorer et interpréter cette gestuelle dont est fait notre quotidien. Une gestuelle d’aujourd’hui qui fait signe et qui fait sens.
Sur le plateau Mathilde Monnier, directrice du Centre Chorégraphique National de Montpellier, retrouve Louis Sclavis avec lequel elle collabore depuis 1991 et qui s’est depuis affirmé comme étant l’un des musiciens les plus créatifs de la scène jazz européenne.
