Exposition arts vidéo – Liban
Exposition Arts-vidéo dans le cadre du festival LES VAGAMONDES. Vernissage Mardi 17 novembre à 19h
Avec Lamia Joreige, Ricardo Mbarkho, Jalal Toufic, Ziad Antar, Nadim Asfar.
L’exposition des Vagamondes donne à voir des créations contemporaines d’artistes libanais, vidéastes et plasticiens. Le fil conducteur de ces œuvres est la relation de l’individu à son humanité et à sa réalité, principalement urbaine. Tant à Évry, ville nouvelle, qu’à Beyrouth, perpétuellement reconstruite, le rapport à l’urbain prend un sens particulier. Dans ces villes où l’on « cherche son chemin », il est question d’orientation et de repères, de voyages aussi. Mais être libre de son destin ne signifie pas forcément être rempli d’espoir. N’est-ce d’ailleurs pas de là que naît parfois l’étrange rapport d’amour/haine que l’on peut avoir pour sa ville et son lieu de vie ? Notre envie est de proposer d’autres regards, inattendus et profonds. Prenez le temps de voir ces films ! Abordez-les avec une attention qui ne soit pas vagabonde ! Vous verrez qu’ils vous raconteront des histoires… sur le monde que nous partageons tous.
Nicolas Rosette, conseiller artistique – Arts Numériques
LAMIA JOREIGE
Née en 1972 à Beyrouth au Liban, Lamia Joreige étudie le cinéma et la peinture à Rhode Island School of Design, USA, où elle obtient un Bachelor of Fine Art en 1995.
Etreinte, vidéo, 4.30 min, 2004
Plan unique montrant un couple dans un paysage urbain. Pourtant, à mesure que la caméra se rapproche, la scène devient de plus en plus abstraite. Étreinte ou affrontement ?
RICARDO MBARKHO
Né à Beyrouth en 1974, Ricardo Mbarkho étudie aux États-Unis et en France où il obtient le diplôme de l’ENSBA de Paris. Il enseigne l’art à l’Académie Libanaise des Beaux-Arts à Beyrouth. Les nouveaux médias permettent à Ricardo Mbarkho de questionner son environnement sociopolitique.
“Visuels numériques du Liban”, 2008
Série de 8 images numériques faites à partir de multiples accords conclus par l’Etat libanais depuis son indépendance.
Araméens, vidéo, 3.36 min, 2007
Cette vidéo questionne la mobilité du peuple Araméen dans le contexte social libanais, et cela à travers l’exemple d’une femme victime d’une explosion à Beyrouth.
JALAL TOUFIC
Jalal Toufic, libanais né d’un père irakien et d’une mère palestinienne a vécu au Liban pendant 17 ans, son travail est empreint de cet héritage. Écrivain, penseur, réalisateur et artiste, ses vidéos et installations sont présentées dans plusieurs manifestations artistiques internationales. Il enseigne à l’université de Californie à Berkeley, à Amsterdam puis à Istanbul où il habite depuis 2007.
Saving Face, vidéo, 8 min, 2003.
Les visages des candidats affichés sur les murs du Liban lors de la campagne des législatives de 2000 attendaient-ils le résultat des élections ? Non, ils attendaient d’être sauvés, arrachés de leur condition politique pour redevenir des visages. L’accumulation d’affiches, usées, arrachées, abimées révèle de nouveaux visages à l’expression libre.
ZIAD ANTAR
Né en 1978 à Saïda au Liban, Ziad Antar est venu à Paris en 2003 pour participer aux programmes de recherche artistique Le Pavillon, au Palais de Tokyo. Il a récemment exposé au New Museum de New York et à la Biennale de Sharjah aux émirats arabes unis.
Tambourro, vidéo, 3 min, 2004
La marche turque, vidéo, 3 min 2006
Les deux vidéos présentées sont musicales même si les instruments qui produisent les percussions sont volontairement détournés. Dans Tambourro, un homme sous la douche crée un rythme en tapant sur son torse; La Marche turque est un plan sur les mains d’une pianiste qui joue la partition de Mozart, mais le piano n’émet aucun son: seul le bruit des doigts frappant les touches est audible, évoquant une marche militaire.
NADIM ASFAR
Né en 1976 à Beyrouth au Liban, Nadim Asfar étudie le cinéma et la photographie à l’Académie Libanaise des Beaux-Arts (ALBA) puis en France à l’ENS Louis Lumière.
Everyday Madonna vidéo, 40 min, 2009
“A force de regarder un caillou, un animal, un tableau, je me suis senti y entrer”. Citant Flaubert, Nadim Asfar chorégraphie son quotidien. L’espace et le temps contenu dans ses images appartiennent à l’intime: un état de conscience témoin de sa propre disparition.
