La nuit juste avant les forêts

koko

Un solo pour le monde

D’après « La nuit juste avant les forêts » de Bernard-Marie Koltès / Mise en scène : Moïse Touré / Chorégraphie : Jean Claude Gallotta et Francis Viet

Moïse Touré poursuit un projet d’ampleur autour de l’œuvre de Bernard-Marie Koltès, avec cinq mises en scène différentes (voir Tabataba dans les spectacles Hors les Murs).
Pour ce projet, le metteur en scène travaille avec un chœur, formé de 40 amateurs de tous âges, représentant une “communauté” face à l’intime du comédien protagoniste. Le dramaturge invite la chorégraphie et lui donne une place de choix dans un spectacle qui a su digérer l’apport des autres arts de la scène.

Sous la pluie qui s’abat sur lui, un homme est là. Il y a de la peur en lui. Il commence à parler et se met à marcher. Il marche dans la ville. Dans la nuit. Sous la pluie. Il ne s’arrête pas. Il tente de retenir un inconnu entraperçu, déjà disparu. Par tous les mots qu’il peut trouver, il lui parle de tout et de l’amour comme jamais on ne peut en parler, sauf à un inconnu. Il parle de désir. Par ses paroles, par tous les muscles de son corps il tente de séduire l’autre, de conjurer l’absence, le manque.